Certaines nouvelles m'ont vraiment enchanté ("Nova Verba, Mundus Nous", "La Ménagerie de Papier", "Le peuple de Pélé", "Mono no aware"), d'autres m'ont moins convaincu. J'ai trouvé le livre très plaisant dans l'ensemble.
Certaines nouvelles m'ont vraiment enchanté ("Nova Verba, Mundus Nous", "La Ménagerie de Papier", "Le peuple de Pélé", "Mono no aware"), d'autres m'ont moins convaincu. J'ai trouvé le livre très plaisant dans l'ensemble.
Très bon recueil, principalement de SF et quelques nouvelles plus réalistes, dont l'éponyme "Ménagerie de papier" sur la transmission générationnelle ambivalente entre un fils élevé aux Etats-Unis et sa mère non-anglophone qui m'a rappelé le roman d'Ocean Vuong un Bref instant de splendeur (là sur ses rapports avec sa mère vietnamienne et son homosexualité).
Pour le comparer aussi à la science-fiction actuelle, qui n'hésite pas à sortir du genre, j'ai beaucoup pensé à Black Mirror pour certains nouvelles ("Emily vous répond", "Faits pour être ensemble") ou à Ted Chiang, dont le recueil la Tour de Babylone intègre lui aussi un récit de golem ("Golem au GMS" assez drôle et détonnant du reste chez Liu) et des nouvelles évoquant la croyance ("l'erreur d'un seul bit"), l'Ancien Testament ("Les vagues") et questionnant les possibilités infinies de la langue ("Nova verba mundus novus", "la forme de la pensée"), des souvenirs et donc de …
Très bon recueil, principalement de SF et quelques nouvelles plus réalistes, dont l'éponyme "Ménagerie de papier" sur la transmission générationnelle ambivalente entre un fils élevé aux Etats-Unis et sa mère non-anglophone qui m'a rappelé le roman d'Ocean Vuong un Bref instant de splendeur (là sur ses rapports avec sa mère vietnamienne et son homosexualité).
Pour le comparer aussi à la science-fiction actuelle, qui n'hésite pas à sortir du genre, j'ai beaucoup pensé à Black Mirror pour certains nouvelles ("Emily vous répond", "Faits pour être ensemble") ou à Ted Chiang, dont le recueil la Tour de Babylone intègre lui aussi un récit de golem ("Golem au GMS" assez drôle et détonnant du reste chez Liu) et des nouvelles évoquant la croyance ("l'erreur d'un seul bit"), l'Ancien Testament ("Les vagues") et questionnant les possibilités infinies de la langue ("Nova verba mundus novus", "la forme de la pensée"), des souvenirs et donc de la transmission humaine.
Il reste un peu de facilité narrative et sentimentale avec l'héroïsme de "Mono no aware" et ses clichés sur la culture japonaise, ainsi que le moralisme manichéen de "La forme de la pensée".
Mes préférés sont peut-être "La plaideuse" (pour son cadre historique plus que pour son whodunit), "le Golem au GMS" pour son humour plutôt frais, "Trajectoire" qui n'est jamais conduit sous l'angle du jugement moral, "la ménagerie de papier" pour son réalisme cruel mais beau, le curieux "Journal intime" et la tonalité politique intéressante du "Peuple de Pélé". Une belle surprise de voir au final plusieurs nouvelles se rassembler dans un même univers