La Folle Allure

mass market paperback, 170 pages

French language

Published by Gallimard.

ISBN:
978-2-07-040202-1
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« Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos coeurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. » Christian Bobin.

2 editions

Une leçon de vie, et d’optimisme, que je conseille à tous

Seule dans sa chambre d'hôtel, Lucie se raconte. Fille de forains, elle tombe amoureuse d’un loup à 2 ans puis d’un fils de notaire à 17 ans. Entre les deux, elle n’a de cesse de découvrir la vie en fuguant régulièrement, changeant de noms et d’adresses pour mieux explorer le monde… au grand dam de son père, que cela mets évidemment en colère, et de sa mère, qui ne peut pourtant s’empêcher d’en rire… comme elle rit de tout…

C’est un roman, court mais incroyablement dense, l’histoire d’une petite fille avide de découverte et de liberté, refusant les contraintes et les concessions quant à la recherche du bonheur. Faisant confiance à son instinct, elle est portée par une devise libératrice : « On verra bien ». Une leçon de vie, et d’optimisme, que je conseille à tous.

La folle allure

C'est un avis vraiment personnel, mais il y a des choses qui m'ont empêché de rentrer dans ce livre. Déjà, c'est un ersatz de Romain Gary version Ajar, sans jamais taper aussi juste. Écrire des phrases définitives ("la vie c'est..." "la grâce c'est...") mais décalées (un glissement du sens qui révèle autre chose, ce qui est propre à Gary/Ajar), ne suffit pas. Ce n'est pas parce qu'il y a une formule qui interpelle que ça dit quelque chose. Ce n'est pas parce qu'un personnage parle ou pense comme un enfant (ou l'image qu'on s'en fait) que c'est poétique, que c'est "léger" et qu'il y a du "cœur". Ce qui me gêne le plus, peut-être, c'est cette vision de la folie comme un pur état poétique, comme si c'était une simple position non-conformiste, un choix d'artiste face au monde pour le rendre plus beau (tout ça en citant Artaud...). L'autre problème …